Cahier des charges de site internet : comment le rédiger ? (avec exemple)

Lancer un projet web sans cahier des charges, c’est un peu comme confier la construction d’un bâtiment sans plan. Le document n’a rien d’une formalité administrative : il pose noir sur blanc ce que vous attendez, cadre le travail de votre prestataire et vous fait gagner un temps précieux. Que vous prépariez la création d’un nouveau site ou la refonte d’un site existant, voici comment construire un cahier des charges clair, utile et facile à exploiter, avec les rubriques essentielles à ne pas oublier.

À quoi sert un cahier des charges de site internet ?

Le cahier des charges est le document de référence d’un projet web. Il décrit vos objectifs, vos contraintes et vos attentes, afin que chaque intervenant parle le même langage. Pour vous, c’est l’occasion de clarifier votre besoin avant même de consulter une agence. Pour le prestataire, c’est la base d’un devis juste et d’une proposition adaptée.

Un bon cahier des charges remplit trois fonctions. Il aligne les parties prenantes en interne, ce qui évite les allers-retours et les arbitrages de dernière minute. Il permet de comparer les offres sur des critères équivalents, et non sur des promesses vagues. Il sécurise enfin la relation, en posant un cadre commun sur lequel chacun peut s’appuyer tout au long du projet.

Bonne nouvelle : il n’a pas besoin d’être un document de cinquante pages. Mieux vaut un cahier des charges synthétique et précis qu’un pavé exhaustif que personne ne lira. L’essentiel est de répondre aux bonnes questions.

Présenter le projet et son contexte

Commencez par situer votre organisation. Quelques lignes suffisent : votre activité, vos missions, votre territoire, vos publics. Une collectivité présentera ses compétences et ses administrés, une entreprise son marché et son positionnement. Ce contexte aide le prestataire à comprendre votre univers et à proposer un site cohérent avec votre image.

S’il s’agit d’une refonte, dressez un état des lieux du site actuel. Précisez l’hébergement et la technologie en place, le nombre de pages, le type de site, ainsi que les principaux indicateurs si vous en disposez : trafic mensuel, taux de rebond, pages les plus consultées. Indiquez ce qui fonctionne et mérite d’être conservé, et ce qui pose problème. Ces éléments orientent les recommandations techniques et la stratégie de migration.

Définir les objectifs et les publics

C’est le cœur du cahier des charges. Un site sans objectif clair est un site difficile à évaluer. Demandez-vous ce que vous attendez concrètement : informer vos usagers, valoriser votre territoire, présenter votre offre, générer des demandes de contact, vendre en ligne, faciliter une démarche administrative. Hiérarchisez ces objectifs, car ils ne pèsent pas tous le même poids.

Décrivez ensuite vos publics. Une collectivité s’adresse à ses administrés, à ses agents, parfois à des partenaires institutionnels. Une entreprise vise des prospects, des clients ou des candidats. Pour chaque cible, notez ses attentes et ses usages : consulte-t-elle surtout depuis un mobile, cherche-t-elle une information précise, doit-elle accomplir une démarche ? Plus ces publics sont identifiés, plus l’arborescence et les contenus pourront leur être réellement utiles.

Si vous avez des repères chiffrés, mentionnez-les sans vous enfermer dans des promesses : volume de visites espéré, nombre de demandes attendues, objectifs de visibilité. Ces ordres de grandeur influencent les choix techniques.

Décrire l'identité visuelle et l'ergonomie

Joignez tout ce qui concerne votre identité visuelle : logo et ses déclinaisons, codes couleurs, typographies, charte graphique. Si cette identité n’existe pas encore ou mérite d’être revue, signalez-le. C’est précisément un domaine où une agence 360 peut vous accompagner, du logo jusqu’au site.

Indiquez vos attentes en matière de design et d’expérience utilisateur, sans entrer dans des détails techniques que le prestataire maîtrise mieux que vous. Citez quelques sites que vous appréciez, en expliquant pourquoi : la lisibilité, la simplicité de navigation, le ton, certaines fonctionnalités. Ces exemples valent souvent mieux qu’un long descriptif.

Pensez aussi à l’accessibilité. Pour les collectivités et les établissements publics, la conformité au RGAA n’est pas une option mais une obligation. Le préciser dès le cahier des charges évite des reprises coûteuses en fin de projet.

Préciser les contenus et l'arborescence

Le contenu fait vivre un site, et c’est souvent ce qui prend le plus de temps. Indiquez les contenus existants à reprendre, ceux à créer, et qui s’en charge. Aurez-vous besoin de rédaction web, de photos, de vidéos, d’infographies ? Une agence peut prendre en main la rédaction et l’optimisation SEO si vous n’avez pas les ressources en interne.

Présentez votre arborescence, c’est à dire l’organisation des rubriques et des pages. Un simple schéma est souvent plus parlant qu’une longue liste. Distinguez les grandes sections, les pages principales et les pages secondaires. Cette structure conditionne la navigation et le référencement naturel.

Lister les fonctionnalités et les contraintes techniques

Détaillez les fonctionnalités attendues : moteur de recherche interne, formulaire de contact, espace sécurisé, inscription à une newsletter, agenda, cartographie, paiement en ligne, démarches dématérialisées. Pour chaque besoin, expliquez l’usage plutôt que la solution technique.

Mentionnez ensuite les contraintes : technologies ou CMS imposés, compatibilité avec certains navigateurs, intégrations à prévoir avec des outils tiers (statistiques, emailing, logiciel métier, outils de gestion de la relation usager). Plus ces contraintes sont connues en amont, plus le chiffrage sera fiable.

Penser éco-responsabilité dès le cahier des charges

Un site web n’est pas immatériel : son hébergement, ses images, ses scripts et le trafic qu’il génère ont une empreinte environnementale réelle. Intégrer l’éco-conception dès le cahier des charges, c’est faire le choix d’un site à la fois plus sobre et plus performant.

Concrètement, vous pouvez demander un hébergement plus vertueux, des images optimisées, un code allégé, des fonctionnalités utiles plutôt qu’accumulées, et un parcours qui aide l’internaute à trouver vite ce qu’il cherche. La sobriété numérique sert aussi l’expérience utilisateur et le référencement, car un site léger se charge plus vite. Pour une collectivité comme pour une entreprise, c’est une démarche cohérente avec une communication responsable et un engagement assumé auprès de ses publics.

Cadrer les prestations, le planning et les livrables

Listez les prestations que vous souhaitez confier : conception, design, développement, intégration, migration des données, hébergement et nom de domaine, maintenance, formation à la prise en main, accompagnement SEO et rédaction. Cela permet à chaque candidat de chiffrer le même périmètre.

Donnez un calendrier indicatif : validation des maquettes, des contenus, recette, mise en ligne. Précisez la façon dont vous souhaitez suivre le projet et les livrables attendus dans les réponses, par exemple des références, des préconisations techniques, un audit SEO, un calendrier et un devis détaillé. Si vous disposez d’une enveloppe budgétaire, l’indiquer fait gagner du temps à tout le monde. N’oubliez pas un contact référent pour les questions.

Besoin d'aide pour votre cahier des charges ?

Rédiger un cahier des charges n’est pas toujours évident, surtout lorsque le projet web n’est pas votre métier. Implantée à Angers depuis plus de 30 ans, A4 ÉDITIONS accompagne les collectivités et les entreprises du Grand Ouest dans la création et la refonte de leur site internet, de la stratégie au référencement. Vous avez un projet en tête ?